Au for intérieur
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Si je ne vois plus,
ou mal, et entends si mal,
de plus,quand les fleurs
n'ont plus ce parfum subtile
qui en sublime la beauté...

Quel est l'élixir
qui peut redonner à l'âme
ce goût de promesse
que le toucher n'ose plus
distraire de la torpeur ?

Comment réanimer
la joie de vivre native,
quand on sent monter
cette obstination de l'être
face à la décrépitude.

Car l'être est têtu...
Mais la joie est-elle encore,
au for intérieur,
présente et active, en l'âme,
pour tenir tête au naufrage ?

 

17.08.19