Investiture 2
Investiture 2
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La grêle et la foudre !...
Quel est cet acharnement,
ce champ d'aléas.
Hasard !...ou Nécessité
pour tendre les volontés ?...
16 .05.12
Investiture
Investiture
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Dans le vent frisquet,
au grand livre de l'Histoire,
sur la page blanche,
La main sans trembler écrit
ces mots : « Confiance, mon Peuple ! »
15.05.12
Quel temps fait-il ce matin ?
Quel temps fait-il ce matin ?
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Changeons de regard !
Le ciel bleu nous y invite :
l'hiver est fini.
Mais tout n'es pas, pour autant,
aussi simple qu'espéré.
Que faire des Grecs ?
Si les Espagnols s'indignent
et les Portugais...
Les Allemands sont -ils prêts
à régler pour eux leurs dettes.
Et les Irlandais,
Ont-ils remboursé les leurs ?
Leurs voisins Anglais
se renferment dans leurs iles,
pour mieux protéger leur Livre.
Les Hongrois nous disent :
« Que chacun reste chez soi ! »
Et les Polonais :
« Ne réveillez pas l'Ukraine,
qui craint pour ses footballeurs ! »
Roumains et Bulgares
dans le métro font la manche.
Et nos amis Serbes
voudraient-ils en faire autant
si s'en libérait la place ?
Flamands et Wallons
Ont fini par retrouver
un gouvernement
pour combien de temps, peut-être,
si les mots entre eux s'en mêlent ?
Les Néerlandais
de la tulipe au haschich
sans trop d'état d'âme
cultivent leurs différences
à coup de Xénophobie.
Et nous, dans tout ça.
Faut-il attendre l'été
pour y voir plus clair,
et distribuer le ciel bleu
à la misère du monde.
Quant à tous ceux-là
que l'argent dominateur
et la guerre écrasent
-ceux dont on ne parle pas-
ont-ils raison de se taire ?
14.05.12
Adret
Adret
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Sur une exposition de portraits d'élèves de CM2
Portrait d'une enfant,
promesse d'un univers,
miroir de mémoire
d'où émergent les ombres
des souches et des lignées.
Tremblement des mots
quand mon regard dans le sien
plonge et découvre
les reflets des âmes mortes,
à l'adret d'une attitude,
saisie, dans l'instant,
par l'e talent de l'artiste,
et qui m'interroge
sur le mystère absolu
de la vie ainsi transmise.
13.05.12
Joli mois de Mai
Joli mois de Mai
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Esprit d'aventure ?
La clé, laissée sur la porte,
en partant, qu'est-elle,
sinon un acte manqué
qui dévoile un pan de ciel ?
Préoccupations...
Tant d'objets pour mes deux mains...
Attention aux pieds !
Où trouver le brin d'humour
nécessaire à ma survie ?
A qui l'offrirai-je,
si le ciel est gris souris ?
Pardi ! Mais à moi !
Charité bien ordonnée,
c'est par soi qu'elle commence !
12.05.12
Pourquoi s'intéresser aux ruines ?
Pourquoi s'intéresser aux ruines ?
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« Le symbole donne à penser »
Paul Ricoeur
C'était une ruine,
dont lierre et ronces du temps
avaient eu raison.
Seule et vaine en son domaine
elle donnait à penser.
Peut-être une trace
-lointaine réminiscence,
en plein jour, soudain-
d'une geste qu'on croyait
oubliée sous les landiers.
Curiosité vague,
et rien qui ne justifiât
l'intérêt, peut-être,
pour ce tas de vieilles pierres ,
au milieu de nulle-part,
sinon le symbole:
entre l'objet et l'image,
qui nait de son ombre,
s'ouvre le champ des possibles
à l'entendement humain.
C'est là que prend corps,
dans la folie des contraires,
la force vitale
qui saisit la volonté
et la projette au-delà.
11.05.12
Souviens-toi !
Souviens-toi !...
Souviens-toi : le port,
au bout du chemin de vie
qui nous y conduit !
C'est la porte grande ouverte
sur le monde du mystère.
Souviens-toi : le fleuve,
clepsydre du temps qui passe !
Il rythme pour nous,
dans ses remous de limons,
les désirs de nos phantasmes.
Souviens-toi : la ville,
close sur ses certitudes,
ses peurs et ses doutes !
Elle a brisé ses remparts
pour s'ouvrir au vent du large,
Jusqu'à son faubourg,
où les artisans s'affairent,
ruche bourdonnante,
savoir faire indispensable
à son port et à sa ville.
Souviens-toi : les moines
enfermés dans leur clôture !
Ont-ils su comprendre
le fleuve qui charroyait
tant de destins de misères ?
Souviens-toi : les bouges,
où se rencontraient marins
et filles d'un soir,
et ces rêves de tropiques,
aux caniveaux du matin.
Souviens-toi : les gosses
joueurs, plongeant dans le fleuve,
autour des vaisseaux,
comme si se jeter à l'eau
suffisait à leur bonheur.
Souviens toi : pourquoi
tant de questions posées
au quai des partances ?
Fallait-il prendre sur soi
pour rejoindre l'aventure ?
Souviens-toi : la peine,
assumée au long des jours
jusqu'à cette terre
promise aux félicités
du lait, du miel, de la liesse...
et de la confiance,
où le peuple vient se fondre,
porter attention
à la communion des chants,
au creuset de l'Agapé.
10.05.12
Instant 3
Instant de mémoire
aux morts de nos monuments
A-t-on clos la liste ?
Instant de silence
où l'esprit embué s'éveille
à ses forces vives...
8 Mai 2012
Instant 2
Instant d'euphorie ?
Si court dans la perspective
de l'état du ciel...
Instant suspendu,
comme si la clepsydre
retenait son eau.
