Les carnets du gyrovague

17 août 2018

Transmission des silences

Transmission du silence
-


Je voudrais vous dire,
en transmettant le témoin,
quels étaient nos rêves
quand j'arpentais le grand parc
avec mon Grand-père Eugène.

Je n'étais alors
qu'un « petit bonhomme », aux yeux
de ce vieux Monsieur,
si bon, mais aussi taiseux
pour partager son mystère,


qu'aujourd'hui j'entrouvre
à force de ressasser
les pépites d'or,
recueillies du cour du fleuve
au bord de mes souvenirs.

Rêves si fugace
qu'il faut saisir à l'envol
des oiseaux marins
pour qu'ils déploient vers le ciel
leurs ailes imaginées,

sous les frondaisons,
où l'enfant et le vieillard

cheminent ensemble,
sans qu'un mot, entre eux, dévoile
les silences de leur vie.

17.08.18

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16 août 2018

Interceltie

Interceltie
-

 

Que se passe-t-il à Lorient ?

 

Ils dansent leur vie,
sur un air de cornemuse,
les bagadous celtes.
Et, glorieux quand ils défilent,
le monde leur appartient.

Nation éclatée,
à la pointe du continent,
qu'ambitionnent-ils
qui exprime la pensée
de leur âme collective,

et rappelle au monde
ce qu'elle a ensemencé,
jadis en Europe ?
Venue d'où? Le sait-on bien ?
Pour aller toujours plus loin,

de ce rêve fou
dont le claquement des pas
relève le ton
et dessine la promesse
de la nation éclatée.

16.08.18

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15 août 2018

La force et droit

La force et le droit
-

Un viaduc s' effondre à Gènes


Le droit de la force
accumulé par l'usage
et la force du droit
sont-ils humains-compatibles ?
Et les Droits de l'Homme ont-ils

cours encore aux yeux
des fieffés filous, notaires
et agents d'affaires
quand ils construisent des ponts
à force d'économies ?

« Je suis le plus fort
je dois être le premier
seul maître de monde  !»
dit le mêle dominant.
Qu' en pensent les animaux ?

15.08.18

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Hospitalité de l'autre en soi

Hospitalité de l'autre en soi
-

 

Quand le soir, avant
d'aller dormir, tu regardes
un « thriller »,tes rêves
seront-ils clairs et joyeux
ou tristes et tourmentés ?

En quoi, pourquoi,
cette distraction morbide
t' hypnose-elle ?
Qu' y a-t-il dans ces images
qui provoque l'addiction ?

Veux-tu laisser croire
que cet homme du grand jour
n'est pas que celui,
quand il marche dans la ville,
qu'on salue comme un notable.

Qu'il en est un autre
que tu sens présent en toi,
plus secret, plus trouble,
et que tu ne connais pas
mais que tu voudrais connaître.

Hospitalité
qu'il me faut admettre au risque
d'y perdre la Joie
si fragile en ma demeure
si nécessaire à ma vie.

14.08.18

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13 août 2018

Musique de chambre

Musique de chambre
-


Joie, quand le pianiste
répond au violoncelliste
et que la chanson 
de la flute douce enchante 
les regards des musiciens 


Les doigts du clavier
ont de incertitudes folles
qui font des merveilles
quand le violon se déchaîne
sur les hauts de chanterelle.

Harmonie céleste !...
La joie se décrète-t-elle ?
Le désir est-il,
en soi, suffisant pour être
le moteur du vivre ensemble ?

13.08.18

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12 août 2018

Rires d'enfants

Rires d'enfants
-

Joie de la rencontre
imprévue dans une foule !
Visage, regard,
ou cette voix reconnue
malgré l'usure du temps.

Lieu des improbables
« que deviens-tu ?... » « vas-tu bien ?... »
ou « te souviens-tu ?...»
Et cet essoufflement soudain
des souvenirs, loin enfouis,


si lents au retour
de nos caves habituées
où l'on accumule
les « ça-peut-toujours-servir »
de la vieille et dure enfance.

Paresse-tristesse
que l'imprévue brise en joie,
lumière éclatante,
un matin d'Août, aux cascades
des cris et rires d'enfants.

12.08.18

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10 août 2018

Nature de la joie

Nature de la joie
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Alors, cette joie ?
Non pas celle exubérante
de la rigolade,
mais celle qui remplit le cœur
au matin quand il révèle

le regard limpide
d'un soleil resplendissant,
sur son horizon,
pour un travail à venir
dans le respect créatif.

Merci de la grâce,
non pas celle du vainqueur,
au jour du triomphe,
sur le vaincu enchaîné
par les vociférateurs.

Mais l'autre, en réponse
au grincement des serrures,
à la levée d'écrous,
quand l'horizon se libère
des confins de nos cellules.

Au pinceau du peintre
qui tamise la lumière,
en garde les macles
pour les sertir dans son œuvre,
en longs rejaillissements.

Aux rabots et scies
du menuisier, amoureux
du bois travaillé,
pour en assembler ses meubles,
où ranger notre penille.

Au jour du concert,
celle à quatre mains qu'on joue,
pour la partager,
par amour de la musique,
et la vouer au vivre -ensemble.

Joie d'humilité
surtout, quand le savoir faire
se fait oublier,
au regard de la vision,
ébloui par la beauté.

 

10.08.18

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09 août 2018

Questions à Baruch Spinoza

Questions à Baruch Spinoza
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Qu'est donc cette joie,
si je la désire ainsi,
et ce mouvement
de l'âme soudain consciente
d'en avoir été privée,

si longtemps, Baruch ?
Comment puis-je le comprendre,
pour que la tristesse
ne m'atteigne plus jamais,
ni entrave ma parole.

Pourquoi cette haine,
en moi, qui me paralyse
et me rend aphone ?
Est-ce l'amour qui s'estompe
ou, de moi, l'être qui s'éloigne ?

09.08.18

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07 août 2018

Qui est-ce ?

Qui Est-ce ?
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Il est bien coiffé.
Il a un sacré bagout.
Mais c'est un démon.
Quand donc ira-t-il pourrir
sur les tours de ZOROASTRE ?

07.08.18

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Servitude volontaire

Servitude volontaire
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Ainsi nous voilà,
comme au siècle précédent,
revenu au point
de l'affrontement à mort
entre Émotion et Raison.

Si le cœur de l'homme,
au crépuscule ,s'émeut
toujours des nuances
colorées du ciel, avant
la nuit est-ce vérité,

ou simple illusion
de la lumière avouant,
en jouant, ses limites
devant mes yeux accros
aux feux de substitution ?

Et lorsque j'allume
mes robots crépusculaires,
suis-je prisonnier
des puissants économistes
qui gèrent notre audimat ?

Comment résister
au scientisme économique,
sans risquer la guerre
qui serait, cette fois -ci,
la fin de l'humanité.

Car c'est bien le jeu
des robots de nos images
devenues César
de focaliser les gouts
et les émotions humaines.

06.08.18

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