Les carnets du gyrovague

21 octobre 2017

Inspire...expire

Inspire/expire
-

 

 

L'inspiration ? Qu'est-ce ?
Une muse , une déesse ?
Un être malin
qui met le monde à l'envers
dans l'esprit de nos poètes ?

Et l'expiration ?
Qu'avons nous à rejeter
qui puisse enrichir
le terreau où s'enracinent
les rêves de la tribu ?

Jusqu'à expirer,
pour solde et fin de tout compte,
et laisser à d'autres
le soin de poursuivre l'œuvre
de l'humanité en marche.

Inspire ou expire
ces deux moments de la vie
répétés sans cesse
qui délimitent pour nous
cet espace où nous créons,

comme nous marchons,
en quête de l'équilibre,
un pas avant l'autre,
et pensons dans le mystère
où l'esprit humain prend souffle.

21.10.17

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20 octobre 2017

vaincre la lassitude

Vaincre la lassitude
-

 

La marche me lasse.
Je n'y peux rien, c'est ainsi.
Pourtant je m'obstine...
Ai-je besoin de souffrir
pour me sentir libéré ?

Étrange défi !
Ce n'est pas moi qui le lance,
si je le relève...
Mais qui ? Je t'entends me dire:
« Tu le peux, viens, courage !

Ne pas raisonner !
La raison est d'un autre ordre,
celui de l'état.
Quand je marche, je m'engage
dans celui du devenir.

Là tout est à faire,
Le chemin n'est pas tracé,
il faut le tailler
dans les genets et les ronces,
pour rejoindre la chaussée.

D'où tu nous appelles,
mais ne nous oblige pas.
Et si je suis las,
je sais où trouver la force
de poursuivre mon effort.

20.10.17

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19 octobre 2017

Point d'orgue

Point d'orgue
-

en visitant le Château-Musée de Kerguéhennec

 


Ce vieux Tabouret,
disposé dans son placard,
est-il œuvre d'art
contemporain, ou concept,
en quête d'une émotion ?

 

 

La confrontation
de ce siège antique avec
un rocher cloué
au mur nu des écuries
est un défi sidéral !

 

 

Ne soyons pas dupes !
Émotion n'est pas raison,
en fait d'œuvre d'art.
Pour en évaluer le prix :
nous serons déraisonnables...

19.10.17

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18 octobre 2017

Enre-vue-télé-visée

Entre-vue-télé-visée
-

Que dit ce visage
au spectateur qui regarde ?
Est-ce un Président,
ou quelque sosie qui nargue
les amateurs d'almanach.

Les ors du palais
sont bien réels. La fenêtre,
en fond de plateau,
filtre l'image du parc.
Le discours semble rodé.

Et doit-on s'attendre
à quelques révélations
de choix esthétiques
si les livres qu'on expose
sont là pour faire valoir ?

17.10.17

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17 octobre 2017

Ecoute ! On manifete

Écoute ! On manifeste...
-

Vertu du silence
quand il rompt les bavardages
et les invectives.
Mais que de pensées perdues
sous les voutes des consciences !

Faudrait-il s'en plaindre ?
Le caché de l'existence
n'est-il pas l'intime,
ce qui dans ses profondeurs
donne à l'être sa valeur.

Ne doit-on pas dire,
quand le tu devient vital,
qui peut s'exprimer,
dans les non-dits du vacarme,
si le peuple manifeste.

17.10.17

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16 octobre 2017

azimut

Azimut
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Nous sommes en marche,
en même temps nous quêtons
un sens à la marche.
Faut-il y voir un concept
en quête d'une émotion ?

16.10.17

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15 octobre 2017

Ecoute du double concerto

Écoute du double concerto
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Affirmation franche
du violon quand il répond
au seul violoncelle,
dans le silence de l'orchestre,
assagi de ses délires.

Dialogue des cordes,
qu'amplifie l' échos des vents.
Haut-bois et bassons
évoquent les pas de danse
d'un peuple qui va marquant

la cadence folle,
sur la place du marché,
aux jours de ses fêtes,
comme un besoin d'effacer
les contraintes et les doutes

des jours ordinaires.
Est-ce ainsi que le comprennent
les deux concertistes ?
Ou suis-je l'objet d'un charme
de mon imagination ?

15.10.17

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14 octobre 2017

Egarements

Égarements

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Qu'avons nous à dire ?
On ne nous demande rien,
sinon de dormir.
Mais pouvons nous croire encore
à la vertu du silence ?

Quand en même temps
les cyclones nous rappellent
la force des vents.
Que le paradis des iles
devient notre cauchemar


Et que les pignoufs
forts de leurs rodomontades
brouillent la vision,
aux chemins d'humanité,
pour égarer nos discours.

Je ne parviens pas
à retrouver le sommeil.
Pourtant je suis sûr
de l'avoir perdu ici.
Alors, qui l'a dérobé ?

14.10.17

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Escalade onirique

Escalade onirique
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L'homme traversait
un chaos de roches blanches
les pieds et mains nus.
Il n'avait pour tout bagage
qu'un corps de grand échalas.

Pourtant il grimpait
et se rattrapait toujours
au point d'équilibre,
et poursuivait son périple
sans craindre de s'égarer.

Il n'eut pas de fin.
Sa pensée rebondissait,
malheureuse,heureuse.
L'ascension de l'inutile
est toujours utile à l'être.

13.10.17

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12 octobre 2017

Le grand défi (3)

Le grand défi (3)
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« Tu seras soldat
Pour défendre la Patrie ! »
lui avait-on dit.
Jean-François était parti.
Il accomplit ses trois ans.

Puis sitôt rentré
de son Printemps des casernes,
son métier en main,
retrouva sa « gigolette »
la fille de son patron.


Mais il n'était plus
bien venu à l'établi
la place était prise
par le fils de la maison
Il dut donc chercher ailleurs

chez un concurrent.
Il épousa sa Marie...
Jean-François rêvait.
Les souvenirs du service
hantaient ses nuits et ses jours.

Et chaque Dimanche
au lieu d'aller à l'église,
avec son épouse,
il prenait son vieux fusil
et rejoignait les copains.

 

12.10.17

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